Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Publicité

Miam

Lundi 16 janvier 2006

Tout a commencé il y a 20 ans. Bien à l'abri de la diversité dans le cocon tranquille de
ma petite ville du Loir-et-Cher (dont je tairai le nom par peur de représailles), Je pensais que la baguette, bah, ça avait ce goût là (dur à décrire, mais je vous le déconseille...)

Le samedi matin, le rituel se mettait en place : mon père sortait de chez le boulanger  l'oeil hagard, des miettes au coin des lèvres, le verbe haut : "c'est quand même pas croyable de pas être capable de faire du bon pain ! c'est vraiment des nazes."

Toutes les semaines, changement de boulanger (ils étaient 5 ou 6 : nous devions secrètement espérer que les fonds de commerce étaient rachetés tous les mois et demi, ou que l'artisan avait miraculeusement décidé de changer sa recette dans ce laps de temps.). Et toutes les semaines,  le même refrain : pain dégueulasse, père furibond.

Petit à petit, j'ai compris ce qui n'allait pas : moi, le pain de Saint-Aignan, je n'avais connu que ça. Lui, le parisien de "souche", il avait déjà approché le graal de la baguette ; et le problème, c'est qu'à Paris, y'a des putains de templiers à tous les coins de rue !

Et puis ...

Je suis venu m'installer à Paris (à la grande ville ...). Et là, stupeur : les trois ou quatre boulangers de mon nouveau quartier étaient non seulement sympa, mais de surcroît, étaient les producteur de baguettes délicieuses...



Alors, comment ce petit miracle est il possible ? Tout viendrait-il de la qualité de l'air ? Y a-t-il un adage du genre :

baguette polluée, baguette mangée
baguette d'air pur, baguette trop dure ?


Bein, non ; j'ai cherché sur google, y'a pas.


Au fur et à mesure de mes visites parentales, j'ai pu constater, outre la mort du commerce dans les villes et villages de province, la naissance de la rengaine du boulanger de campagne :

"I'n'viennent même pu chez nous, y vont acheter leur pain au super U ; si ça continue, on n'va pas s'en sortir" (je retranscris le dialecte au mieux)

Certes...

Alors, je me suis dit : le pain est une chose d'homme de l'art, une chose compliquée, dure à maîtriser, bref, un truc pas accessible au commun de mortels, et j'ai été acheter ma baguette à super u comme tout le monde, en regrettant toutefois un bon morceau de pain, pour saucer tous les liquides parfumés que ma mère arrive à faire jaillir de ses plats.

Et puis, à Noël, j'offre une machine à pain à Catherine (voir plus bas) ... Bon, c'est sympa, on mange du bon pain de campagne, des pains aux céréales, on peut choisir sa farine, tout bio, tout ça... Super. Mais au bout de 15 jours, moi, le pain carré, ça me fait tourner en rond. Alors, je me balade, je butine sur internet, et quelle n'est pas ma surprise, au détour d'un forum, de trouver une recette de baguette pour machine à pain. J'approfondis : les critiques sont unanimes : la baguette est excellente.

Ni une, ni deux, je fonce. Tous les ingrédients sont sur le plan de travail de la cuisine, et il ne doit pas se passer plus de 30 secondes entre l'impression de la recette et la mise en oeuvre de celle-ci...

Tout d'abord, la baguette est faite sur poolish. La poolish, (ou le poolish ?) c'est un mélange eau/farine/levure qui repose  de 8 à 12 heures, et qui sert de pseudo-levain à la pâte à pain :



voilà, ça c'est ma poolish (pour voir mon autre poolish, voir plus haut) le lendemain matin, après 12 h de repos...

Ensuite, on fait la pâte dans la machine à pain et on obtient 3 h plus tard un joli pâton...


ce pâton, on l'aplatit un peu, sans casser les bulles d'air, et on saupoudre d'un peu de levure sèche : ça permettra de faire de plus grosses bulles dans la baguette... Ensuite, on referme le pâton, et on laisse reposer encore une bonne demi-heure sous un linge humide. A partir de ce moment, il ne faut pas que la pâte se dessèche !!!


Ensuite, on coupe le pâton en trois :

et avec chaque petit pâton, on procède comme suit :

on étire délicatement la pâte en la pressant du bout des doigts...

quand on arrive à cette taille là, on plie une première fois :

on écrase bien le bord replié pour le faire adhérer... et puis on passe au deuxième pliage :

voilà...
L'opération suivante est un -tout petit peu- plus compliquée : on place un index au milieu de la pâte, et avec l'autre main, on soude la pâte dessus, afin d'y enfermer de l'air. On continue tout le long de la baguette, et on soude bien les pointes...


non, ce n'est pas cochon... C'est de la nourriture.
Le résultat est ci-dessous :

Pendant ce temps, on se fait un petit thé...

Il faut bien prendre soin de regarder l'étiquette quand on fait un thé, on ne sait jamais.


Ensuite, on prend sa petite baguette, et on la roule en partant du centre, jusqu'aux extrémités, en faisant un W ; on recommence sur les deux autres, et voilà trois baguettes...

On couvre d'un linge humide, et on laisse poser une heure... Les baguettes gonflent. 25 minutes avant la fin de cette pause, on allume le four à 250 °c, on dépose sur la sole deux verres d'eau, et on laisse monter en température.
Avec une lame de rasoir, on fait enfin ces petites entailles que tout le monde envie aux boulangers tellement ça a l'air cool de faire ça (ceci dit, ça l'est vraiment...) et qui donneront de belles grignes sur nos baguettes...

Enfin, on enfourne, 12 minutes à 250, en arrosant les parois du four régulièrement pour faire de la buée (sinon le pain monte mal et ne dore pas), puis encore 12 à 15 minutes un peu moins fort...


Et voilà :

Alors, non seulement, ça pète, mais en plus, c'est super bon. Quand je dis super bon, je ne pense même pas au fait que je l'ai fait moi : ça vaut un haut de gamme de baguette.

Alors toi, petit boulanger inquiet, cloîtré dans ton officine avec ta recette de pain dégueu jalousement gardée pendant des siècles, tu ne crois pas qu'il va falloir penser à la changer ta fameuse recette moisie ?

Parce que si moi, j'y arrive, ...




la recette des baguettes est sur ce site plutôt génial :
les forums de supertoinette



Par les morels
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 19 janvier 2006

Tout y passe... Après le coup de la baguette, j'attaque le boulanger campagnard moyen avec la prise du pain au levain :

Comme j'ai trouvé que c'était plutôt facile de faire du bon pain à la maison, j'ai continué à chercher des recettes de pain. Comme depuis quelques temps, Catherine et moi, nous tentons l'expérience du « pas tout bio mais presque tout quand même », j'ai essayé de trouver une recette de pain vraiment super clean.
Et voilà : il faut faire son levain soi même... C'est pas trop dur, ça demande juste un peu de soins, mais pas grand chose. Ensuite, ... mais vous lirez la recette sur le site lui même : il mérite vraiment le détour, ne serait-ce que pour la « philosophie » du « maître pain » : c'est là.

Et maintenant : les photos des dernières phases ...


là, c'est le paton dans  son panier, avant la deuxième période de levée...


le paton circoncis



le pain une fois cuit... Verdict : excellent !!!

Voilà... C'est moi qui l'ai fait !




Juste pour en remettre une petite couche sur les baguettes, voici celles du jour, à la farine semi complète :

Délicieuses !!! Cette  fois, je les ai  directement arrosées  pendant la cuisson... Elles ont mieux doré. Elles  ont cuit également plus longtemps (presque 1/2 heure)... Et elles sont top !

Oskar a adoré tremper sa tartine Camembert-jambon-de-dinde-baguette-à-papa

dans son chocolat froid : "Hmmm c'est délicieux papa, moi, je me régale."

Cool...
Par les morels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 20 janvier 2006

J'en avais bu chez un copain de classe en 5ème (c'est vous dire si ça date). Je n'en avais jamais entendu parler depuis ; C'est vous dire si j'ai été content de trouver un sujet sur le Kéfir sur le forum de Supertoinette. J'ai un peu approfondi, visité le web entier pour comprendre... Mais le hic, c'est que pour faire du Kéfir, il faut trouver les « petits grains », le « millet du prophète »... Et là, ça se corse : ces petits trucs ne s'achètent pas, ils se transmettent...

Je cherche, j'appelle à l'aide, je mail à tout va, et un matin, un petit message sur mon écran : « je serai heureuse de vous donner des grains de Kéfir de fruits. Voici mon Tél : XX XX XX XX XX. Appelez-moi pour que l'on prenne un rendez-vous »

J'appelle. Mon interlocutrice est très sympathique, elle est nutritioniste. Nous prenons rendez-vous, je m'y rends, suis accueilli chaleureusement. Karen me donne un petit pot de confiture avec de l'eau et des grains, me prodigue quelques conseils pour l' « élevage » du kéfir, et nous nous séparons.

Voilà, juste pour dire que tout le monde n'est pas intéressé, que pas mal de personnes même, savent donner sans rien attendre.

Mais, bon, trêve de gnagnagna, j'ai mes grains, je vais donc produire... J'ai fait les courses, j'ai acheté mes bocaux, du citron, des figues sèches, et j'ai cherché longtemps une bouteille de limonade avec le collier en fer et céramique, mais je n'ai rien trouvé : je me suis donc rabattu sur deux bouteilles de bière de 65cl. Ca devrait faire l'affaire...



Commençons :

dans un bocal plaçons quelques rondelles de citron (pas bio, j'ai oublié)...



...deux figues fraîches bio...



...deux cuillers à soupe de sucre de canne bio ...



...l'intégralité de mon pot de grains de kéfir que j'ai rincé sous l'eau dans une passoire en plastique... Le Kéfir ne supporte pas le métal...



...Je complète par 1,5 litre d'eau de source...



... et Voilà !!!
On couvre d'une gaze , et plus qu'à attendre que la boisson se fasse toute seule ... normalement, ça va prendre entre 12 et 24 heures, il faudra filtrer, et mettre en bouteilles, pour développer le coté pétillant...





Quelques renseignements sur le Kéfir :

Le Kéfir est connu depuis des siècles des bergers des montagnes du Caucase. On a découvert là bas que le lait frais transporté dans des outres en cuir se transformait parfois par fermentation en une boisson effervescente.Cette boisson laitière auto-effervescente continue à être populaire en Russie, Asie du sud-ouest et en Europe de l'est, et elle a acquis une notoriété récente aux Etats-Unis. A la base, le kéfir est obtenu par la fermentation des grains de "kéfir ", qui ressemblent à des choux-fleurs en miniature, de bataille de grains de blé. Ces grains sont constitués de caséine et de colonies gélatineuses de micro-organismes qui croissent en symbiose. La micro-flore dominante est un assemblage de : Tofula kéfir LactLactobacillus caucasius, Leuconnostoc species et Lactic streptococci. En complément, on trouve 5-6% de levure. Le kéfir est très semblable au yogourt. La principale différence est que les caillés de kéfir ont une faible tension superficielle. Cela permet au caillé d'être facilement réduit en petite taille, ce qui lui donne une consistance liquide et le rend buvable, et aussi très digeste. Cette caractéristique est actuellement très utilisée dans la gamme des ferments type bifidus. La semence de kéfir se présente sous forme de grains, des particules digestible gélatineuses et tarabiscotées provenant de lait fermenté contenant trois sortes de bactéries de l'acide lactique et des levures de fermentation du lactose.

Je n'ai volontairement pas mis tous les commentaires pseudo-scientifiques, mais beaucoup s'accordent à dire que c'est super bon pour la santé. Pour les enfants, c'est bien pour reconstituer la flore intestinale après les antibios...




Par les morels
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 28 janvier 2006

Il y a deux jours, j'ai reçu un e-mail de Loulou (ou encore, Zoom, pour moi, c'est Stef') (c'est le parain de Felix).


En soit, ce n'est rien, vu que je dois recevoir une petite dizaine de mails par semaine de sa part.


Ce qui est cependant à noter, c'est que monsieur, dans son mail, me donne une recette de cuisine...


Ca y est... Il s'est embourgeoisé... Il cuisine.


Et bin oui... Non content de nous avoir fait un délicieux chili con carne la dernière fois que nous sommes venus (heu, longtemps, non ?), il m'envoie ses créations. Je vous en livre le texte brut, car je ne pourrais vous retranscrire l'humour dont il est empreint.



recette faite au pif mais qui est super bonne:

alors il faut :
-du blanc de poulet
-du jus de citron
-du pain de mie
-du lait
-de la moutarde
-sel,poivre
-des oeufs
-farine
-chapelure

-découper les blancs de poulet,puis passer au hachoir
mettre dans un bol,arroser de jus de citron,sel poivre
-enlever la croute du pain de mie puis passer au hachoir
plonger dans un autre bol qui contient du lait et de la moutarde ( beaucoup de moutarde)
-égoutter le pain de mie,le mélanger avec le poulet,bien malaxer le mélange degueu avec les mains
-laisser au frigo au moins 1 heure (plus c'est mieux)
-sortir du frigo
-prendre un petit bout de cette pâte immonde,en faire une boule,un bâtonnet,une étoile,une bite...ce qu'on veut quoi,la tremper dans la farine,puis dans les oeufs battus,puis dans la chapelure
-poser le truc dans une assiette et faire toutes les autres boulettes
-faire cuire soit a la friteuse,soit a la poële

doses:alors environ pour 4 personnes:
c'est approximatif hein:
2 blancs de poulet
2 ou 3 tranches de pain de mie (en fonction des tailles des tranches)
3 oeufs

testé et approuvé le week-end dernier par les potes de Toutoune (j'ai supprimé la suite, c'est personnel ;-) )


Relevant le défi, je me lance donc. En plus, pour accompagner, je vais faire des rondelles de patates grattées au four (elles serviront de support à mayonnaise). (j'ai adapté ça des recettes de l'excellent culinotests.fr)


Alors, allons-y. Pour la chapelure, bah, on n'en avait plus, j'ai donc flingué le blender de notre Kenwood avec le pain au levain rassis qu'il me restait... et j'ai fini le pain à la mandoline, galère...


puis, le reste, c'est tout comme la recette, sauf que j'ai complètement zappé la moutarde, et que du coup, les nuggets manquaient un peu de goût...

Voilà, stef, ces images sont pour toi...

on hache le poulet et la mie trempée


on assaisone ...

puis on mixe... Zoom a raison, le mélange est dégueu.

on sort de quoi paner ...

... et paner, c'est crade, ça colle aux doigts.

mais ça vaut le coup... ça a déjà une belle gueule avant de cuire...

on coupe les patates, on les gratte à la fourchette, on les arrose d'une ou deux cuillers d'huile, on les mélange bien, et hop, sur la plaque du four, à donf' comme dit Stef'. On retourne de temps en temps, quand c'est doré, c'est top.

Ca commence a avoir de la gueule...

Ah, oui, c'est pas mal... vous reconnaitrez la bouteille de kéfir à droite...



Enfin, bref, même si chez nous, il n'y a pas d'amis pour tester, et que j'ai mis 3 gros blancs de poulet, on mange tout avec ma chère et tendre... et, repus de bonheur gustatif, nous trouvons tout de même le courage de faire cette dernière photo...



Merci Stef !




Visitez :


c'est rigolo, c'est beau, mais y'a pas de recettes... Faut être l'ami de  loulou. Na !




Par Toto
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 6 février 2006

Vous souvenez-vous de cet instrument magique qu'avait probablement votre grand-mère, votre mère (c'est quasiment sûr si vous êtes nés dans les années 70), ou l'un de vos proches ?

J'ai nommé la yaourtière... La orange et blanche, toute arrondie, avec le couvercle transparent brun, summum kitch du design d'il y a 30 ans. (ciel, suis-je si vieux ?)

Vous souvenez-vous encore, des multiples « foirades » dans la fabrication desdits yaourts ? Trop mous, trop de petit lait, pas pris, bref, pas sûr.


Alors voilà : si vous voulez faire votre propre yaourt, d'un façon simple et pratique, quasiment inratable, lisez ce qui suit...




Les ingrédients tout d'abord ; Simplissime, il vous faut :


-un litre de lait entier frais

-un pot de yaourt (ça marche super-bien avec un yaourt au bifidus)

-selon désir, l'équivalent du pot de yaourt empli de lait en poudre

-selon désir, un sachet de sucre vanillé

-un contenant en plastique d'un litre avec couvercle hermétique (un tup' quoi.) ASSUREZ VOUS QU'IL RENTRE DANS LA COCOTTE FERMEE !!!

-une cocotte minute, donc...

-un moyen de la faire chauffer.

-des enfants, de la famille ou des potes pour manger un peu plus d'un litre de yaourt...




La recette, simplissime elle aussi ...


  1. Faire bouillir le lait dans une casserole, et couper le feu.



  1. Quand le lait arrive aux alentours de 45° C, préparer dans le contenant en plastique d'un litre avec couvercle hermétique un mélange avec le yaourt, le lait en poudre, et le sucre vanillé (ou le yaourt seul si vous avez choisi cette option...)



  1. Mettez de l'eau dans votre autocuiseur, fermez le couvercle, et faites le siffler. (si vous êtes un homme et que vous n'avez jamais utilisé un autocuiseur, ne cherchez pas ses couilles. Pour faire siffler un autocuiseur, il faut  faire bouillir l'eau qu'il contient.)



  1. Quand le lait est entre 37°C et 40°C (le doigt plongé dedans, on ne ressent qu'une très, mais alors très légère sensation de chaleur... Attention, plus de 45°C et on tue les ferments...), on le verse dans le contenant en plastique d'un litre avec couvercle hermétique, on mélange le tout, puis on ferme avec ledit couvercle hermétique.

Pour les petits malins, je précise qu'il s'agit d'un thermomètre de cuisine, et qu'il ne sert qu'à la cuisine.



  1. Vite vite, pour éviter les déperditions de chaleur, on met le tout dans la cocotte, que l'on ferme, et que l'on met dans un pièce pas trop froide pour une douzaine d'heures. On peut, si l'on est prudent, et gentil, emmitouffler sa cocotte dans une couverture.



  1. Le temps écoulé, ouvrez cocotte, et découvrez ce merveilleux yaourt, ferme et fondant. Miam !


mettez le au réfrigérateur, et mangez le dans la semaine !










Messieurs, une petite précision qui vaut la peine d'être donnée. Le yaourt fait maison a des vertus insoupçonnables...

Depuis que je lui en donne, ma femme a vraiment changé.







et encore, là, elle ne se lache pas trop parce qu'elle est enceinte...



le 10 février 2006 : Une petite précision aujourd'hui... J'ai testé la recette ci-dessus avec du lait frais demi-écrémé : Ca marche parfaitement. Bons yaourts. Thomas

Par Toto
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 19 septembre 2006

Sept mois déjà...

Sept mois de câlins à Leo, de réadaptation à la toute petite enfance...

Sept mois en se disant tous les jours qu'il allait bien falloir écrire un p'tit truc sur le blog, ne serait-ce qu'une recette de cuisine ...

Ca y est, les Morel's sont de retour !!!

Et pour fêter ça, l'hiver approchant, les envies d'ailleurs aussi, pourquoi pas une petite soupe ?

Mais une soupe Thaïe, bien sûr ...



LA BONNE SOUPE THAI DE XAVIER
 LE GENTIL VOISIN



Ingrédients :


  • 2 oignons

  • 2 branches de citronnelle

  • 2 ou trois feuilles de citronnier (kéfir) (sur la photo)

  • du fond de veau, ou de boeuf, ou des cubes de bouillon ... un truc avec du goût, quoi...

  • une petite brique de lait de coco : comparez les, quelques uns sont entièrement naturels, d'autres, non :-( celle sur la photo est bien.

  • Une boite de pâte de curry : même réflexion que pour le lait de coco (celle sur la photo est bien aussi ! )

  • deux blancs de poulet

  • 4 ou 5 petites aubergines Thaï (les petites couilles vertes sur la photo), ou une aubergine française (reconnaissable à sa couleur violacée, d'où son nom...) (non, je déconne)

  • de l'eau. (oui, c'est une soupe...)


Préparation :


Emincez les oignons et faites les suer gentiment (vous pouvez pour vous aider, les mettre devant le télé achat, ça risque de fonctionner...) dans un peu d'huile (je vous le rappelle, au cas où, l'huile d'olive, c'est pas trop exotique...préférez lui une huile neutre genre arachide.)

Emincez la citronnelle, et ajoutez la aux oignons, ainsi que les feuilles de citronnier. Faites les suer aussi. La citronnelle étant un peu plus coriace que l'oignon, vous préférerez lui lire Antéchrist de Nietzsche si vous voulez accélérer le mouvement.

Ajoutez la pâte de curry et dosez la en fonctions de vos capacités à résister à la brûlure... goûtez la avant de l'incorporer, vous aurez une idée de sa puissance.

Une fois que tous a bien revenu, versez 1 litre d'eau dans laquelle vous aurez fait dissoudre le bouillon. Portez à ébullition.

Ajoutez ½ brique de lait de coco, les dés de poulet émincé et faites cuire à petits remous.

15 minutes avant de servir, coupez les aubergines thaïes en quatre après avoir ôté le pédoncule, et jetez-les dans la soupe.

Vous pouvez également ajouter quelques quartiers de tomate, c'est pas mal aussi...


Bien évidemment, si vous ne disposez pas de magasin asiatique dans votre proche environnement, vous venez de lire cette recette pour rien.


Je vais essayer de questionner Xavier pour qu'il me donne sa recette de pâte de curry maison, qui fera l'objet d'un prochain article... Même s'il a une tête un peu bizarre parfois, il fait toujours du bon manger.

Une tête bizarre, moi ?

 

 


Merci d'être de nouveau face à votre écran.

Thomas


Par les morels
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 12 novembre 2006

C'est ça qui est intéressant sur internet, c'est le mélange : le mélange des genres, la diversité des sites consultés, mais aussi le mélange que l'on peut en faire soi-même. De là à penser que la diversité de l'information, en plus d'aider -pour les plus chanceux- au développement du sens critique pourrait faire croître l'imagination...

C'est donc en consultant le web ce matin, l'ananas frais et le kilo de sucre achetés sur le retour du traditionnel « café chez Eddy » avec Oskar « et moi, je veux une grenadine à la menthe aussi », c'est donc en consultant le web, disais-je avant de me perdre, que j'ai inconsciemment mixé plusieurs recettes de confiture d'ananas, puisque c'est de cela dont il s'agit.

Je vous fait donc part de la mienne, sorte de polinisation croisée entre plusieurs recettes.

Sur le web, les mots vivent, se reproduisent, se mélangent, meurent... et parfois enfantent ...

Il vous faut :

  • un ananas bien mur

  • les deux tiers de son poids une fois émondé et détaillé (et oserai-je dire « écoeuré ») de sucre semoule

  • deux citrons verts

  • une gousse de vanille

  • des pots pour mettre la confiture (ça peut avoir l'air un peu con-con comme ça, mais pour l'avoir vécu, la confiture qui fige dans la casserole est un spectacle bien triste à contempler...)


Procédez comme suit :

  • enlevez la peau et les yeux de l'ananas, coupez le en quatre dans le sens de la longueur, puis otez-lui le coeur. Détaillez-le, et pesez les morceaux.


  • Mettez ces derniers dans une passoire, au dessus d'un grand récipient. Pressez les morceaux (au presse purée à main, par exemple) pour extraire une partie du jus.

  • Prélevez le zeste d'un citron vert, et coupez le en fines lanières (lavez-bien le citron vert avant ; le mieux, ça serait un bio...)

  • Pressez les deux citrons vert, et versez leur jus, avec celui de l'ananas dans la bassine qui ira sur le feu.

  • Pesez environ 2/3 du poids des morceaux d'ananas en sucre. Mettez ce dernier à cuire dans la bassine.

  • Menez la cuisson du sucre au petit boulé. C'est là qu'intervient dans la recette mon génie culinaire et créatif. Tout au nettoyage de mes pots, je n'ai pas vu le sirop monter, déborder, et en partie caraméliser... Le petit boulé était un peu dépassé, mais l'odeur de caramel dégagé par la préparation était de très bonne augure. Si vous êtes vous aussi un génie, attendez un peu que le sirop se colore... (sinon, si vous y tenez, le petit boulé, c'est quand le sucre versé dans un bol d'eau froide forme immédiatement une boule un peu molle)

  • Mettez les morceaux d'ananas dans le sirop, la gousse de vanille, les zestes de citron vert, et laissez bouillonner tout doucement, comme Bibi -pas moi, la chanteuse- pendant 40 minutes.


  • Mettez en pots.


L'arôme qui se dégage pendant la cuisson est tout bonnement exceptionnel. Je n'avais jamais senti cela. Rien que pour cette petite jouissance olfactive, il vous faut essayer cette recette.

A posteriori, j'aurais pu mettre un p'tit coup de mixer en début de cuisson, les morceaux étant un peu gros ; et j'aurais aussi peut-être du blanchir les zestes de citron vert, ces dernier étant restés un peu fermes. Ceci dit, comme ça, elle déchire déjà bien sa mère, ma confiture...


Cette confiture d'ananas est particulièrement bonne comme base d'un rhum arrangé.


Et quand il n'y a plus de rhum, on trouve encore chez nous du vin.

Quand il n'y a plus de vin, y'a encore Philippe-le-gentil-voisin-qui-était-là qui va en chercher une bouteille chez lui...

Et quand y'en a encore plus, on trouve aussi un vieux fond de pousse d'épine dans le frigo.


Et le lendemain matin, c'est le drame...


Etonnant, non ?

Par les morels
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 27 octobre 2007

aintenant que nous sommes bien installés à la campagne, il nous faut adopter les reflexes adéquats. Peu habitués à la nature nourricière, nous avons déjà laissé se gâter un ou deux kilos de tomates bien mûres dans le jardin, ce qui nous a, il faut bien l'avouer, attristés, nous qui n'arrêtions pas de râler pour des tomates « flotteuses » achetées chez le marchand à Paris.

C'est donc en contemplant les myriades de tomates vertes ne voulant plus mûrir (eh oui, nous sommes fin octobre...) qu'une image m'est revenue... Une image que j'avais jusqu'alors complètement occulté, et qui m'est tombé dessus aussi fort qu'une madeleine dans un tilleul-menthe : « proust ! ».

Me remettant à peine du choc, moi qui n'ai que très peu de souvenirs colorés de ma très tendre enfance, je m'assieds alors et repasse le film de ma mémoire : Je devais avoir 5 ou 6 ans, et j'avais -enfin, nous avions, mes parents et moi- rendu visite à ma grand-mère Nénette, qui habitait alors du côté du Raincy, dans le neuf-trois comme on dit maintenant. Je me souviens même que pour s'y rendre, il fallait descendre à la station de train « les coquetiers », ce qui déjà à l'époque me faisait marrer, bien que je ne sache toujours pas pourquoi.

Nénette m'avait alors fait goûter un truc assez rebutant pour un si jeune enfant : de la confiture de tomates vertes. (Imaginez : vous avez 5 ans, les légumes, déjà, c'est bof-bof, et vous vous rendez compte que les adultes qui vous entourent ont encore manigancé un stratagème digne de l'Odyssée pour vous forcer à bouffer des fibres... Mefiance...). Toute la scène est claire dans ma mémoire : le petit frigo, la cuisine, le salon, tout l'appart' ; mais, bizarrement, impossible de me souvenir du goût de la confiture...

Qu'à cela ne tienne ! Conjuguant mon envie de savoir sans limites, celle de ne pas laisser mes plants de tomates produire la vie pour rien, ainsi qu'un goût particulier pour l'aventure, je me lance dans une confiture de tomates vertes !


Il vous faut donc :

  • des tomates vertes

  • du sucre (800g pour 1kg de tomates, very light indeed...)

  • 1 citron non traité -bio c'est mieux- par Kg de fruits (si,si, comme me l'a précisé Véronique, c'en sont) (Ok --> je sors...)

  • 1 gousse de vanille

  • 1 verre de vin blanc (ou plus, en fonction des besoins)

  • des ingrédients au choix, pour voir ce que ça donne : moi, par exemple, j'ai mis aussi des figues sèches sur le conseil de la pompiste de chez T... qui a dit à Catherine que c'est vachement bon avec des figues sèches, donc, j'en ai mis, comment c'est trop cool la campagne.


Comment procéder ?

C'est là que ça se gâte : c'est un peu long... En premier, il faut bien laver les tomates, enlever les pédoncules, et les couper en quatre (les tomates, pas les pédoncules, sinon, ça va vous faire du boulot pour rien.).

Ensuite, il faut ranger tous les quartiers par ordre de grandeur sur une planche, en bambou de préférence. Il faudrait pouvoir ne faire que 4 rangs, mais 5 peuvent aussi convenir.

Cette étape n'est bien évidemment pas cruciale, mais qu'est-ce-que c'est joli une photo de tomates vertes bien alignées !


Pouf-pouf, jetez donc vos tomates dans une grande jatte, ajoutez le sucre, la vanille fendue et égrainée, les zestes des citrons ainsi que leurs jus, plus vos ingrédients optionnels : ici, figues, donc -merci madame la pompiste-, et zestes d'orange.

Laissez mariner l'ensemble -après l'avoir couvert, le sucre, ça attire bien les insectes...- pendant 24 heures. Pour patienter tout ce temps, buvez le vin blanc.


Le lendemain, donc, ah que allumez le feu sous votre casserole -ou, au cas improbable où je m'adresserai à des pros, sous votre bassine à confiture en cuivre- et faites cuire la mixture à petits bouillons jusqu'à obtention d'une belle couleur ambrée. Un petit coup de moulin à légumes, voire de mixer n'est pas réellement superflu,, allez-y donc gaiment !

vous remarquerez également que le carrelage mural de notre nouvelle cuisine est en parfaite adéquation avec la recette d'aujourd'hui... Bon, là pour la couleur ambrée, il faut attendre encore un peu...


Mettez en pots, fermez les couvercles et retournez les pots jusqu'à refroidissement complet.

Etiquetez-les comme il se doit :


...et rangez les loin, parce que franchement, après y avoir goûté, je trouve pas ça terrible terrible la confiture de tomates vertes. C'est probablement pour ça que j'avais enfoui ce souvenir dans ma mémoire...

Sinon, comme accompagnement de roquefort sur un bon pain au levain, c'est carrément pas pareil. Rien que pour ça, ça vaut le coup ! Et ça, je l'ai encore découvert grâce à ce merveilleux site qu'est Culinotests.


Bonnes confitures de tomates vertes...

Pour le Roquefort, c'est à 15 km de la maison, arrêtez-vous donc, on fera des toasts pour l'apéro...

Par les morels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus