Petit tracas ménager

Publié le par Toto

Plantons le décor : Aujourd'hui, 17h30. La nuit est tombée. Je ne vais pas tarder à aller chercher Oskar, notre aîné, à l'école, juste de l'autre côté de la rue. Je suis dans la salle de bain, détendu et d'humeur guillerette, tout occupé à déballer mes emplettes en provenance du magasin bio place Colonnel Fabien. Et hop, les bon dentifrice perblanc au citron pour toto, et hop, l'huile végétale de rosier muscat, et hop, mes huiles essentielles ...

...d'humeur joyeuse et guillerette, donc.


Mais, tout à coup, déchirant l'air tiède et moite (du linge est en train de sécher dans la  chambre de Léo (notre futur bébé de dans 1 ou 2 semaines) ), déchirant donc l'air tiède et moite de notre palace parisien, un hurlement lugubre me fait tressaillir ; je manque de laisser choir le précieux flacon d'huile végétale. (laisser choir, il est dans la challe de bain, comme dirait un plombier que je connais).


« Ouuuuahhhh vite vite chéri chéri »


M'inquiétant -la naissance du troisième petit gigot étant imminente- je cours, aussi vite que je peux, vers la source du bruit. (A ce propos, avez-vous remarqué que dans un appartement, même en terrain dégagé, on doit mettre autant de temps à parcourir 5-6 mètres qu'en extérieur à en parcourir le triple : l'appartement nous ralentit.)


Catherine, connaissant ma nature inquiète, précise un peu sa pensée :


« c'est pas grave, mais faut faire vite !!! »


manifestement un peu angoissée...

(vous remarquerez au passage qu'elle a le temps de me dire tout ça alors que je suis toujours en train d'accourir, et que la distance qui nous sépare ne doit pas dépasser 4 mètres...)


Et là, j'arrive : stupeur, angoisse : ma femme, un peu nerveuse, me regarde : ses yeux me supplient1, elle vacille, elle est pâle :


« j'ai le doigt de pied coincé dans la corbeille à linge, faut m'aider, mais ça fait mal ! »


Je vérifie : effectivement, aussi bizarre que cela puisse paraître, le gros orteil gauche de Catherine est fiché dans une maille en plastique de notre panier à linge. La situation est assez cocasse pour que je m'autorise alors une petite rigolade, en sournois, et que je me fasse rappeler à l'ordre par ma douce.

J'essaie d'écarter les mailles, de tirer le pouce, rien n'y fait.

Aux grands maux, les grands remèdes, je me saisis des ciseaux de cuisine, et tchac ! Je coupe.

Soulagement. Catherine me regarde d'un air reconnaissant.

 L'amour c'est fait de ça aussi...


l'orteil du crime


le panier du crime

J'ai appris par la suite la raison du coinçage d'orteil : étant un peu « limite » pour attraper le panier de linge par terre -bicauze of ze baby- , Catherine a trouvé une technique qui n'est pas sans rappeler ses délicates origines germaniques : le panier posé au sol, elle shoote violemment dedans pour lui faire traverser les 7 mètres qui le séparent de l'étendoir à linge...
...D'où, coinçage ; d'où, douleur.


Promis chérie, on va acheter un sèche linge, et on va le mettre juste en face de la machine à laver...




1 : je comprendrais après, qu'ils me suppliaient de ne pas rire...


Publié dans La p'tite Famille

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